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EROTISME ET FINITUDE

Selon Georges Bataille, il n’y a érotisme que pour un individu fini, centré sur lui-même, et qui se sent pourtant poussé à se fondre, au risque de s’y perdre, en une communauté avec autrui, communauté charnelle, communauté du sentant et du senti, écrit Lévinas pour décrire la proximité sensible des corps, c’est-à-dire la volupté. L’érotisme doit beaucoup à la curiosité, ou plutôt la fascination, pour un corps fait autrement que le nôtre.

Plus profondément, l’érotisme est la promesse de la coïncidence, pourtant impossible sinon charnellement, entre ces deux mondes que sont deux personnes distinctes (voir Le Banquet de Platon et le discours qu’il met dans la bouche d’Aristophane).

Ainsi, l’acte amoureux participe de la profanation. L’érotisme est une joute, où il s’agit d’amener l’autre à sortir de son retrait, à s’exposer. La caresse serait selon Sartre une véritable incantation. Elle invite le partenaire à investir son corps, à être son corps, à s’offrir, non comme pure chair, mais comme chair habitée par une personne, une liberté. Mais, note Michel Leiris, « tenir le sacré » c’est «finalement le détruire en le dépouillant peu à peu de son caractère d’étrangeté».

Toujours dans Le Banquet de Platon, on voit Socrate expliquer que l’érotisme vise plus haut que la communauté et la complémentarité des amants, qu’il fait signe vers le Vrai.

Comme la religion, l’érotisme confronte l’individu à une puissance créatrice qui le dépasse. Moins peut-être Dieu, ou l’Idée du Beau, que la vie, la sexualité au sens biologique du terme, la reproduction.

Sacrée, la sexualité est à la fois effrayante et attirante. Selon Bataille, elle n’est pas tant immorale qu’elle ne suspend la morale individuelle au nom de la vie et de l’espèce. L’érotisme a ceci de commun avec la mort qu’il réfute la fermeture sur soi de l’individu, fermeture à laquelle il doit sa conscience et son moi. La pulsion sexuelle, liée à la reproduction, dépasse l’horizon de l’instinct de conservation. L’individu ne se reproduit pas parce qu’il est mortel, il est mortel afin que la vie puisse se renouveler.

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IMAGINATION, SEDUCTION ET TENUE VESTIMENTAIRE

L’érotisme excite parfois l’imagination sans rien montrer.Particulièrement chez les hommes, l’érotisme est souvent lié à la vue. Les réactions seront bien sûr différentes d’une personne à l’autre, mais il y a quelques « fondamentaux » bien ancrés dans notre imaginaire.C’est ainsi que souvent, quelqu’un trouvera séduisant, voire érotique, une personne habillée court, ou bien encore dont le vêtement baille (comme l’écrit Roland Barthes dans la citation ci-dessous), voire encore une personne vêtue d’un vêtement moulant. L’érotisme peut également provenir dans ce cas de la stimulation de l’imagination, l’imagination magnifie ce qui n’est pas visible, le rend potentiellement encore plus beau dans l’esprit de l’observateur ; c’est pour cette raison que beaucoup d’hommes trouvent une femme en sous-vêtement beaucoup plus érotique qu’une femme totalement nue. En effet, le ressort potentiellement infini découlant de l’imagination n’existe plus ou est sérieusement diminué.De la même manière, l’érotisme peut être également stimulé par l’ambiguïté d’une attitude, la suggestion, le non dit, voire la promesse d’une situation future, car l’imagination est également mieux sollicitée. Cela fait partie du ressort de séduction de beaucoup de femmes, consciemment ou inconsciemment. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la citation de Georges Clemenceau : Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier.Erotisme de la lingerieComme cela est très bien expliqué par les auteurs de ce dernier article, certains vêtements (ou accessoires) peuvent provoquer chez tout un chacun un fétichisme sexuel, c’est-à-dire une attirance sexuelle caractérisée par une forte excitation érotique à la vue de ces vêtements.C’est bien sûr le cas de certains vêtements, mais c’est aussi le cas d’accessoires, telles que les bottes (bottes cavalières, cuissardes).Cet érotisme naîtra parfois de la transgression opérée par la personne qui « ose » ne pas rentrer dans l’uniformité ambiante en se faisant remarquer par sa tenue vestimentaire, par son « look ».

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La pornographie et la Libération sexuelle

Dans les années 1970 seulement, les films pornographiques sont autorisés dans les salles de cinéma en France et dans la plupart des pays occidentaux. Différentes restrictions sont cependant mises à cette diffusion, en particulier une interdiction générale aux mineurs. En France notamment, une loi nouvelle rend la production plus difficile avec le classement X qui multiplie les contraintes de diffusion : alors que certains films pornographiques (ou jugés comme tels) étaient diffusés sur les écrans des cinémas des « Grands Boulevards », cette nouvelle loi taxe fortement les cinémas réputés pornographiques, qui deviennent un secteur « spécialisé » et marginalisé. On assiste ensuite à la disparition quasi-totale de ces salles dans les années 1990, conséquence, entre autres, de l’apparition de la cassette vidéo.

Dans ce contexte où la sexualité est devenue omniprésente dans différents médias, certains s’interrogent sur les effets sociologiques et psychologiques de cette survalorisation du sexe (ou sexualisation excessive). Le cinéma pornographique présente, outre les caractéristiques et les comportements hors norme des acteurs (notamment dû aux effets de montages), une sexualité qui se focalise sur la génitalité et la performance. Ainsi représentée, la pornographie véhicule de vieux mythes sur la sexualité (rôle actif de l’homme, focus sur l’orgasme coïtal de la femme, recherche de l’orgasme simultané du couple, etc..)

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L’EROTISME ET LA PORNOGRAPHIE

L’érotisme se différencie de la pornographie en ce que la pornographie ne définit que ce qui est montré (c’est-à-dire la relation sexuelle humaine montrée explicitement) tandis que l’érotisme ne définit que ce qui est ressenti (c’est-à-dire l’excitation sexuelle). La pornographie n’est donc pas un érotisme plus « corsé ». Elle appartient à un autre domaine sémantique. Il arrive que la pornographie et l’érotisme se confondent (la pornographie étant un moyen pour atteindre un but : la sensation érotique, l’excitation), comme il arrive qu’ils n’aient rien à voir.

Dans le langage courant cependant, le terme de pornographie n’est souvent perçu que comme une intensification de l’érotisme – voir par exemple la presse TV et la façon dont elle classe les films : un « film érotique » ne montre pas les organes sexuels (contrairement à un « film pornographique ») sans toutefois être forcément érotique, c’est-à-dire apte à provoquer l’excitation chez le spectateur. Il est aussi parfois vu comme une perversion de l’érotisme, ce dernier étant jugé plus noble et plus fin car ne montrant pas des parties du corps supposées obscènes. Cette confusion vient du fait que la plupart des œuvres pornographiques sont faites avant tout pour provoquer des sensations érotiques.

Les termes anglais de soft et hard sont alors utilisés pour différencier la valeur de ces deux termes que l’on met dans le même domaine sémantique, l’érotisme étant soft et la pornographie hard. Comme la distinction entre soft et hard reste propre à l’appréciation de chacun, il est clair que l’utilisation dans le langage courant des termes de pornographie et érotisme rend difficile et souvent confuse toute analyse du sujet.

André Breton résumait cette question en une réponse à double sens : « la pornographie c’est l’érotisme des autres ».

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LA PORNOGRAPHIE

La pornographie est la « représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique ». Au XVIIIe siècle et XIXe siècle, la pornographie désignait plus spécifiquement les études concernant la prostitution. Définition qui se retrouve dans son étymologie le mot pornographie dérivant du grec ancien πορνογράφος / pornográphos, lui-même un dérivé de πόρνη / pórnê signifiant prostituée et de γράφω / gráphô, qui signifie peindre, écrire ou décrire. Le terme se confond aujourd’hui avec sa perception à travers le prisme des films pornographiques : soit d’une représentation d’actes sexuels ayant pour objectif d’exciter sexuellement le spectateur. Ainsi, l’actrice Tiffany Hopkins la définit comme « avant tout un objet de divertissement qui a pour finalité la masturbation », étant entendu que cette relecture consumériste reste réductrice.

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L’EROTISME

L’érotisme désigne l’affection des sens provoquée par la perception d’une autre personne. L’érotisme se différencie de la sexualité et de l’amour, dans la mesure où l’origine de l’affection est l’attirance du corps pour la pulsion sexuelle, l’état émotionnel pour le sentiment d’amour, et le jeu psychologique pour l’érotisme.

Néanmoins, cette distinction n’est pas effectuée dans le langage courant. Ici, l’érotisme est principalement synonyme de sexualité, et se définit par une opposition à la pornographie. Dans le sens de cette distinction, l’érotisme correspond à une excitation mentale, au contraire d’une satisfaction physique du désir sexuel.

L’érotisme est aussi un jugement esthétique lié à l’attrait d’ordre sexuel. Dans l’art, l’érotisme caractérise notamment certaines représentations artistiques de personnes (nu en peinture, photographie) ou de scènes (littérature), et il s’oppose parfois à un jugement moral (indécence, pornographie).

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